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Un centre de femmes, c'est quoi? 

 

Les centres de femmes sont des ressources dynamiques gérées par et pour des femmes. Ce sont des lieux accueillants où des femmes de tous âges, vivant des situations diverses se rencontrent, s'informent, discutent, s'enthousiasment et agissent pour changer le monde et les conditions de vie des femmes. Les centres offrent aussi des services d'aide individuelle et de groupe ainsi que des activités qui favorisent l'autonomie des femmes et l'atteinte d'une réelle égalité entre les sexes. Écoute, entraide, ateliers, références, mobilisation et changement social sont donc au cœur de la mission des centres de femmes.

 

 
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 Notre regroupement provincial se nomme L'R       (cliquez ici ou sur l'image pour accéder au site de L'R)

 

Mais pourquoi cette curieuse façon de nommer notre regroupement?

Ce sont les fondatrices qui ont fait ce choix en 1985. Elles voulaient rendre compte de toutes les dimensions du regroupement : R pour Regroupement, R pour Réseau, R pour Ère : l'époque des centres de femmes, R pour Aire : l'espace à prendre, R pour Air : Donnez-moi de l'oxygène! comme le dit si bien la chanson. Tout un programme!

C'est au tout début des années 1980 que la plupart des centres de femmes ont vu le jour partout au Québec, spontanément, sans qu'il y ait d'action concertée. Ils sont nés du féminisme des années 1970, un féminisme qui s'est tracé un chemin dans le quotidien même des femmes.

En janvier 1984, 53 centres de femmes du Québec se rencontrent pour la première fois. Ce rendez-vous historique contribue à briser l'isolement des centres de femmes et provoque une prise de conscience de leur force collective. Un an plus tard, après une vaste consultation dans toutes les régions du Québec, plus de 80 centres de femmes fondent un regroupement provincial. En juin 1985, L'R des centres de femmes du Québec est né.

 
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Introduction au mouvement féministe

Le féminisme, c'est quoi?

Origine du terme

Avant 1872, le mot "féminisme" était un terme médical utilisé "pour caractériser des hommes d'apparence féminine". C'est l'écrivain français Alexandre Dumas fils qui l'a utilisé la première fois afin de critiquer les femmes qui réclamaient le droit au divorce.

Vers 1882, la militante française Hubertine Auclair s'est emparée du mot et a commencé à désigner l'action des femmes revendiquant leurs droits comme "féminisme". Elle a ainsi transformé l'injure en affirmation. Le terme "féminisme" s'est ainsi répandu et a conservé la signification qu'Auclair lui a donné.

 

Le féminisme est une pensée qui valorise

  • La lutte contre les inégalités vécues par les femmes
  • Le renforcement du pouvoir d'agir des femmes
  • La diversité du mouvement des femmes

 

En résumé :

Le féminisme, c'est vouloir éliminer les oppressions auxquelles font face les femmes sur le plan personnel, social, institutionnel et politique.

Le mouvement féministe travaille à différents niveaux pour favoriser l'amélioration des conditions de vie des femmes. Certains groupes agissent principalement sur le plan politique et sur le plan juridique afin de changer les lois et les politiques qui touchent les femmes. D'autres groupes travaillent plus directement avec les femmes et offrent des services et des activités qui favorisent leur épanouissement personnel, social, économique et culturel. L'objectif du mouvement des femmes est de lutter contre l'oppression, la discrimination et l'exclusion vécues par les femmes.

Le féminisme est une perspective qui comprend autant de variation que de personnes qui s'identifient comme féministes.

Les divers courants féministes ont des idées différentes sur la façon d'expliquer les causes des inégalités vécues par les femmes dans la société et sur les moyens de changer ces situations.

Le mouvement féministe est un mouvement diversifié, il en revient à chaque femme de se situer à l'intérieur de ce mouvement et de trouver sa propre définition du féminisme.

Il y a plusieurs organismes qui travaillent spécifiquement auprès des femmes dans le but d'améliorer leurs conditions de vie sans nécessairement se dire féministes.

 

Les différents courants féministes

Différents courants du féminisme ont contribué à l'amélioration des conditions de vie des femmes. En voici quelques-uns.

 

Le féminisme afro-américain

Popularisé aux États-Unis dans les années 1970, ce courant, aussi connu sous le nom de féminisme noir, soutient que les rapports entre les hommes et les femmes varient selon la race et la classe sociale et que l'oppression peut se vivre à plusieurs niveaux. Bref, qu'on ne peut parler de sexisme sans parler aussi de racisme et de réalités socio-économiques. Le féminisme afro-américain soutient que la libération des femmes noires mènera à la libération de tous, car elle mettra fin au racisme, au sexisme, à l'oppression des classes, etc.

 

Le féminisme anarchiste

Particulièrement actives en Espagne lors de la guerre civile, les féministes anarchistes croient que c'est l'amalgame du patriarcat, du capitalisme et de l'État qui sont responsable du sexisme étant donné que ce sont les hommes qui occupent  le pouvoir. Elles cherchent à abolir le patriarcat et la structure  gouvernementale.

 

Le cyberféminisme

Le cyberféminisme examine les relations entre le genre, la culture, le corps et la technologie. Il existe plusieurs définitions du cyberféminisme. Sadie Plant le définit comme étant «[...]une alliance, un lien, entre les femmes, les machines et les nouvelles technologies.» Selon elle, l'émergence des technologies de l'information contribue à l'acquisition de l'autonomie des femmes. Ce mouvement cherche donc à démocratiser l'accès à la technologie et s'intéresse aux nouveaux média comme moyen de critiquer et de provoquer le changement social.

 

Le féminisme écologique

Ce courant a été popularisé dans les années 70. Aussi connu sous le nom d'éco-féminisme, ce courant de pensée soutient que l'association traditionnelle hommes-technologie-raison/femmes-nature-passivité justifie à la fois l'exploitation des ressources naturelles et l'oppression des femmes. Il a été encore plus popularisé suite à de nombreuses catastrophes écologiques qui se sont produites dans les années 80. Les féministes écologiques sont beaucoup impliquées dans la défense des femmes du Sud et la protection de l'environnement.

 

Le féminisme libéral égalitaire

Ce courant a connu deux phases ou deux "vagues" : une première au début du 20e siècle, avec les suffragettes, et une deuxième dans les années 1960. La deuxième vague cherche à abolir les lois discriminantes envers les femmes. L'on souhaite aussi que soit remis en question la socialisation des filles et les rôles traditionnellement féminins (mère, ménagère, épouse).é

 

Le féminisme matérialiste

Apparu en réaction au féminisme de la différence, le féminisme matérialiste soutient que la prostitution, pornographie, le harcèlement sexuel et le viol résultent de l'amalgame du patriarcat et du capitalisme. C'est un mouvement qui invite les femmes à se réapproprier leur corps et leur sexualité, leurs droits et leur autonomie.

 

Le marxisme féministe

Au cours des années 1960 et 1970, le marxisme féministe souhaite abolir le système capitaliste et l'exploitation des femmes, en tant que classe, par les hommes. Très présentes dans le mouvement syndical, les féministes marxistes se mobilisent beaucoup autour du droit au travail, aux garderies, à l'avortement.

 

Le féminisme radical

Né à la fin des années 1960. Le féminisme radical cherche à abolir le patriarcat, purement et simplement, le définissant comme la racine de toutes les autres formes d'oppression.

 

Le féminisme séparatiste lesbien

Bien que les lesbiennes aient été présentes dès les débuts des luttes féministes, leurs revendications propres ont commencé à se faire entendre vers les années 1970. Le féminisme séparatiste lesbien présente l'hétérosexualité comme une institution patriarcale intrinsèquement oppressive. Il met de l'avant l'idée d'une société distincte et lesbienne où les femmes ne vivraient qu'entre elles.

 

Les courants contemporains

À mesure  que les féministes se rendent compte de différentes inégalités, le mouvement se transforme et d'autres  groupes sont créés. C'est ainsi qu'au cours des quelque vingt dernières années, nous avons vu l'émergence d'autres mouvements à l'intérieur du féminisme.

 

En voici des exemples:

 

Le féminisme antiraciste

Le féminisme antiraciste refuse de traiter des questions du racisme, du sexisme et d'autres formes de discriminations systématiques comme des notions séparées. C'est un mouvement caractérisé par une approche intersectionnelle qui met l'accent sur la façon dont les différentes structures de domination et d'oppression interagissent entre elles telles que la race, le genre et le statut économique. Par exemple, comment une femme autochtone fait-elle l'expérience du sexisme comparativement à une femme femme qui jouit du privilège blanc?

 

Le fat feminism

Le fat feminism milite pour l'acceptation des femmes de tailles variantes et lutte contre la grossophobie, notamment en dénonçant la culture des régimes et de la minceur.

 

Le féminisme indigène ou autochtone

"Il remet non seulement en question le patriarcat qui existe au sein des communautés autochtones, mais également la suprématie blanche et l'esprit de colonialisme, qui sont répandus au sein du mouvement féministe blanc de masse. Les féministes des Premières Nations défient la notion que ce font les femmes blanches qui ont le privilège de définir ce qu'est, au juste, le féminisme." 

 

Le féminisme musulman

Le féminisme musulman est un courant de pensée qui se bat pour l'égalité des sexes tout en se revendiquant de l'Islam. Les féministes musulmanes interrogent le statut des femmes dans les sociétés musulmanes et offrent une approche alternative des droits des femmes dans l'islam à partir d'un retour aux sources, d'une relecture et d'une réinterprétation des textes sacrés. 

 

Le féminisme postcolonial

Le féminisme postcolonial lit l'oppression des femmes à la lumière du racisme, de l'esclavage et/ou de la colonisation. Ainsi, le féminisme noir, le féminisme chicana, le féminisme musulman ou encore le féminisme autochtone ont bouleversé les analyses féministes en mettant en perspective les différents rapports de domination qui contraignent les femmes racisées.  [...] Le féminisme postcolonial a opéré deux ruptures majeures : la première a été de déconstruire l'image de la femme originaire de pays  en développement telle qu'elle existait dans la théorie féministe dominante; la seconde de poser la question de qui parle, et pour qui.

 

Le féminisme postmoderne

Issu des milieux intellectuels et universitaires, le féminisme postmoderne prône le fait que l'identité genrée est construite et cherche à faire éclater les modèles traditionnels afin que les hommes et les femmes ne vivent plus de contraintes au niveau de leur genre ou de leur orientation sexuelle. Ce féminisme remet beaucoup en question la culture masculine dominante, ses normes, ses représentations, ses symboles, etc.

 

Le féminisme prosexe ou sex-positive

Le féminisme prosexe ou sex-positive est un mouvement qui a émergé dans les années 1980 en réponse aux féministes anti-pornographie. Cette tendance féministe offre une critique des restrictions pesant sur les comportements sexuels des femmes et dénonce les coûts moraux imposés aux femmes sexuellement actives.

 

Le féminisme queer

Le féminisme queer lutte contre l'hétéronormativité et le binaire masculin/féminin en affirmant entre autres que l'orientation sexuelle est fluide, tout comme le genre des personnes.

 

 

Plusieurs groupes de femmes militent également pour les droits des femmes vivant de multiples niveau d'oppression :

 

Le mouvement pour les droits des femmes handicapées

Ce mouvement cherche à aider les femmes vivant avec un handicap à "devenir maîtresses de leur propre vie et à supprimer les stéréotypes les dépeignant comme fardeaux à la charge de la société." Ce mouvement s'est donné pour mission de mettre fin à la pauvreté, à l'isolement, à la discrimination et à la violence que connaissent les femmes handicapées en travaillant pour leur assurer l'obtention des services et de l'appui dont elles ont besoin.

 

Le mouvement pour la santé des femmes

Il a émergé au cours des années 1970 en réaction à la médicalisation croissante du corps des femmes. La mobilisation de ce mouvement est axée principalement sur les aspects suivants : démédicalisation et auto-santé, avortement, sexualité, reproduction, accouchement, santé mentale et lutte contre le sexisme dans la pratique médicale. L'impact du mouvement pour la santé des femmes continue d'être considérable dans le monde de la santé, autant au point de vue de la recherche que de la pratique.

 

Le mouvement des femmes pour la paix

Les femmes sont majoritaires dans le mouvement pour la paix partout dans le monde montrant qu'elles refusent d'être des victimes impuissantes. Le mouvement des femmes pour la paix "milite pour la résolution non violente des conflits et la propagation d'une culture de paix dans la famille, les écoles, la société."

 

En somme, il est possible de s'identifier à plusieurs courants du féminisme et de partager les valeurs de différents courants...



 

 

Ensemble, on se donne de L'R...

 
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